L'histoire d'alm Par avion

L'histoire d'alm Par avion compte plus de 24 ans!

C'est à l'été de 1987 que Rémi Cusach, marseillais d'origine, débarque pour la première fois au Québec. Entrepreneur en construction à Marseille dont les affaires roulent rondement, Rémi rêve d'aventures. Il décide alors de prendre une année sabbatique et quitte la France pour venir voyager au Québec... question de réorienter sa carrière.

Peu de temps après son arrivée, il s'ennuie de la mer et va la rejoindre, en Gaspésie, sur le pouce (en stop). En route, un automobiliste lui fait part de son projet de quitter son travail et de devenir pilote.« Je n'y avais jamais pensé et j'ai trouvé l'idée intéressante » rappelle Rémi Cusach. « À mon retour de Gaspésie, j'ai cru bon passer par Saint-Honoré pour visiter l'école d'aviation Exact' Air. Je me souviens très bien du moment où j'ai évalué que j'avais assez d'argent pour faire mon cours de pilotage et de plus, vivre au Québec pendant encore deux ans. »

Licence d'instructeur en main, Rémi revient s'établir à Montréal et déniche un emploi d'instructeur chez Perfecair qui avait alors pignon-sur-rue à l'aéroport de Mascouche. C'est à la même époque qu'il fait la rencontre de Josée Dufour (qui deviendra plus tard cofondatrice d'alm Par avion) alors qu'elle terminait une licence de pilote privé, elle aussi chez Perfecair.

« Après avoir quitté Perfecair, j'ai travaillé quelque temps comme instructeur indépendant sur des avions privés. Je donnais aussi à l'époque beaucoup de formation sur ULM à Lavaltrie, sur une piste de gazon... de toute beauté cette piste, parallèle au Saint-Laurent. C'est à cette époque que Josée et moi rêvions de fonder notre propre école de pilotage » se rappelle Rémi Cusach. La conjoncture de l'époque s'avéra compatible à leur rêve. En 1992, Rémi Cusach et Josée Dufour fondèrent « alm Par avion ».

Histoire_Alm_Par_avion_Reception Josée Dufour se souvient… « À l'époque, les astres s'alignaient les uns aux autres. Mon père, pilote de Cessna 206, était propriétaire du hangar # 3 sur l'aéroport de Mascouche. Puisque son 206 était sur flotte, le hangar était vide durant l'été. Nous avions donc le même hangar qu'aujourd'hui mais sans les murs… ni les plancher du deuxième étage… et sans les bureaux!. On n'avait rien. Une table à pique-nique, un fax et beaucoup de volonté. On ne comptait pas les heures ».

À ses début, alm Par avion opte pour l'ultra-léger : pas les chaises de toile aux accoudoirs tubulaires et moteurs de tondeuses. Trop dangereux. alm Par avion s'y refuse et opte plutôt pour l'Aérocruiser, un modèle évolué, fabriqué à Mascouche même. Le moteur Rotax était fiable et la cellule solide. Il a tout de l'avion, sauf la certification. Du point de vue réglementaire, la formation sur ultra-léger est minimaliste. Chez alm Par avion, on voyait les choses autrement et nous avons opté pour la sécurité d'abord. Nous avons établi les balises. Les élèves suivront 40 heures de théorie, rien de moins, et 25 heures de vol. La formation offerte pour l'ultra-léger chez alm Par avion, à l'époque représentait, ce qui est devenu aujourd'hui, l'équivalent de la licence de loisir.

Histoire_Alm_Par_avion_Pelican Rémi raconte... « Nous sommes passés de 2 à 3 instructeurs assez rapidement de sorte qu'avant la fin de l'été, il a fallu ajouter un deuxième appareil, un Pélican, semblable au Aérocruiser mais avec une roue de nez. Nous étions jeunes et dynamiques et de voir que notre rêve prenait forme nous donnait des ailes littéralement. Le hangar # 3 d'ALM était jonché de tables de camping où les gens se rassemblaient autour d'un barbecue pour raconter leurs histoires d'avion. Déjà à l'époque, il régnait une ambiance joyeuse où le plaisir était palpable… caractéristique qui définit, encore aujourd'hui, alm Par avion.»

1, 2, 3 Cessna plus tard, alm Par avion a renoncé à la formation de pilotes d'ultra-léger. 20 ans plus tard, l'école alm Par avion est plus vivante que jamais et jouit d'une notoriété respectable dans le monde de l'aviation au Québec.

On vient chez alm Par avion pour voler et aussi pour les activités, l'atmosphère et l'amitié. Tout le monde semble se connaître de sorte que par beau temps, une multitude de visages, hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, virevoltent, vont et viennent, occupant tout l'espace. Qui est élève? Qui est instructeur? À moins de connaître leurs places dans les avions, qui est à droite et qui est à gauche, rien ne les distingue. Les groupes s'amalgament et se dénouent au gré des atterrissages et des décollages. Les éclats de rires sont fréquents, bruyants et il y a toujours plusieurs paires de bras pour aider à déplacer les appareils.

Au fil des ans se sont ajoutés plusieurs Cessna mais la philosophie établie au tout début règne toujours; celle qui vise à démocratiser le monde de l'aviation en le rendant accessible et compréhensible pour tous et chacun et ce dans un climat professionnel, amical et détendu. Voilà ce qui définit la culture « alm Par avion ».

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